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SOS Animaux Blessés 17

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En savoir un peu plus !

En savoir un peu plus, sur le chien de sang et le chien courant qui reçoivent l’éducation de chercheurs de gibier.

 

Éduquer son chien courant.

Le dressage du chiot doit commencer dès ses premiers mois afin de lui faire développer tous les sens nécessaires afin de devenir votre meilleur compagnon lors de parties de chasse. Ainsi, lui faire développer son sens de la recherche par le jeu et lui apprendre à canaliser son excitation lors de la découverte du gibier sont 2 des principales activités à lui faire assimiler.

Aussi, selon que vous chassiez du lièvre ou du chevreuil, chaque chien doit être choisi selon ses prédispositions physiques et sportives. Tous ont en commun l'amour du pistage et de la recherche du gibier.

 

Le chien de rouge ou de recherche au sang. 

Malgré une appellation qui ferait penser à une filiation sanguine, le chien de sang n'est pas un chien fabriqué de toutes pièces par un croisement entre plusieurs chiens issus de « sang supérieur » ou au pedigree plus qu'irréprochable.

Même si l'un n'empêche pas l'autre, le chien de sang est en fait un chien de chasse ou non qui a reçu une éducation bien particulière, sachant que certaines races sont plus prédisposées que d'autres.

 

 

LE CHIEN DE SANG, À QUOI SERT-IL ?

La recherche du grand gibier blessé n’est pas une action de chasse ordinaire. C’est une spécialisation, un art de la chasse à tir du grand gibier.

Ce chien est doté d’un très bon flair et obstiné de caractère. Cette activité est réalisée par un équipe complice et in-dé soudable suite à une formation et une épreuve devant juges.

Si l'on pense que le chien de sang a juste son utilité lors de partie de chasse, c'est une erreur. Bien que son « travail » soit de retrouver les grands gibiers blessés, il ne pratique pas ses recherches uniquement lors de chasse en battue, ou à courre. Il est aussi le compagnon d’un conducteur pour la vie, pour faire une équipe avec beaucoup de complicité.

Le chien de sang retrouve les animaux blessés par des chasseurs pensant avoir visé à côté d'un animal ou ceux renversés par des automobilistes. Ce chien au flair aiguisé aide ainsi a ce qu'un animal mourant soit vite retrouvé et échappe à une mort lente et douloureuse. Il est aussi un chien de chasse, comme le chien courant, avec la particularité de :

 

-       Suivre une piste froide, disons plus de deux heures, voir 48 heures ou + après le passage du gibier blessé, donc tressé. 

-       Suivre sur plusieurs kilomètres après le coup de feu.

 

Comparable au chien courant qui lui, par manque de formation, d’éducation, a pour but seulement, de poursuivre ou d’attraper le gibier.

 

Le chien courant ne fera pas :

comme le chien de sang,

-        Découvrir les indices, le sang, os, poils, etc…

-        Si blessé, il le poursuivra aussitôt, sans attendre pour mourir calmement, il le relèvera et passera au dessus des reposées : (Sachant qu’un gibier blessé se repose dans les 400 _ 800 Mètres après le coup de feu) L’animal peut ruser et détourner les chiens courants. Pas de chance de voir l’animal sur place, mort ou « le tenir au ferme »

-        Si l’animal succombe à ses blessures, il le laissera sur place, et : ou est-il !.

-        Défaut du chien courant, qui n’est pas pour le chien de sang « muloter » c’est à dire marqué toutes les coulées et s’y arrêter. Le chien de sang tergiverse sur une voie et revient consulter du nez les endroits plusieurs fois flairés par lui.

- Si les chiens courants suivent le gibier blessé, et que l'animal blessé se trouve à proximité, ou même s'il s'est déjà couché dans sa reposée, les chiens concernés le relèveront bien trop tôt: l'animal blessé mobilisera une fois de plus toutes ses forces et s'enfuira au diable.

Ce qu’il faut savoir, et retenir, c’est très souvent, plus le sang est abondant, moins la blessure est mortelle, contrairement à ce que croient beaucoup de chasseurs.

 

On peut estimer que sur 50 % des animaux chassés tirés et blessés sont poursuivis par des chiens courants, environ 25 % sont retrouvés ou sont mis au ferme, et les autres 25 % sont perdus dans la nature. Sur ces 25 %, on peut estimé que la moitié sont morts et l'autre moitié souffrent d'une blessure plus ou moins mortelle.

Un conducteur de chien de sang, qui en retrouve 30 % environ actuellement, pourrait, si les chiens courants ne poursuivaient pas un animal blessé ; plus de 55 % d'animaux blessés. Soit environ 25 % de plus, ce n'est pas négligeable, mais encore faut-il s'en donner les moyens !

A part les recherches sur les blessures légères de venaison, les autres mériteront d'aller jusqu'au bout. Combien de fois un conducteur entend dire:

"C"est une blessure de patte. Il s'en remettra".

C'est malheureusement l'exemple de nombreux cas qui démontrent le contraire.

 

 

 

 

 

 

 

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